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Soins opportuns

 

De plus en plus de patients vivent avec une MRC

La prévalence des MRC augmente dans le monde entier parce que plus de patients entreprennent une thérapie de remplacement des reins chaque année ou parce que les taux de survie des patients qui suivent une thérapie de remplacement des reins augmentent. Comme les taux d’incidence sont relativement stables, la prévalence accrue est probablement attribuable à l’amélioration des taux de survie.

Quelque 10 000 Ontariens suivent une forme ou une autre de dialyse. En 2009, 5 726 patients en thérapie de remplacement des reins vivaient avec une transplantation rénale fonctionnelle au Canada1.

Le diagnostic et les soins précoces peuvent ralentir les MRC

En dépit des ressources consacrées au traitement des MRC et à des améliorations de la dialyse, les patients qui suivent une thérapie de remplacement des reins vivent avec une morbidité importante (les MRC sont considérées comme un facteur de risque indépendant de maladies cardiovasculaire2), une mortalité importante et leur qualité de vie diminue. Le dépistage approprié des MRC dans les populations à risque (celles qui ont le diabète, de l’hypertension, des maladies cardiovasculaires, sont Autochtones ou ont des antécédents familiaux positifs) et la prise en charge optimale au début sont donc importants pour prévenir la maladie ou en ralentir l’évolution au stade plus avancé et réduire le nombre de patients qui ont besoin d’une thérapie de remplacement rénal.

Les facteurs de risque ne sont pas bien connus

Les éléments de preuve montrent que les patients autant que les médecins ne connaissent pas les facteurs de risque de MRC3, 4. Les patients à risque élevé ne sont pas soumis au dépistage aussi efficacement qu’il serait possible de le faire (40 % des patients sont des cas de « démarrage accéléré ») et s’ils se sont soumis à un dépistage, leur référence en néphrologie peut être retardée (25 % des patients qui entreprennent une dialyse n’ont jamais consulté un néphrologue).

Le repérage précoce, les soins appropriés et la référence rapide en néphrologie peuvent retarder l’évolution vers une MRC de stade 5 et réduire les taux de morbidité et de mortalité, ainsi que le coût de la maladie5, 6.

Les patients de plus de 60 ans et les personnes qui ont des facteurs de risque de MRC devraient se soumettre à un test officiel de dépistage des MRC7

Références

1 Registre canadien des insuffisances et des transplantations d'organes, 2011, Institut canadien d'information sur
   la santé; Statistique Canada.
2 Post, T, G Curhan, J Forman, B Rose, 2010. Overview of the Management of Chronic Kidney Disease in Adults.
   UpToDate. Last updated October 8, 2010
3 National Kidney Foundation, 2002. K/DOQI clinical practice guidelines for chronic kidney disease: evaluation,
   classification, and stratification. Am J Kidney Dis  39:S1 as cited in Obrador G,
   G Curhan, J Forman, B Pereira, 2011. Screening for Chronic Kidney Disease. UpTo Date.
   Last updated June 1, 2011.
4 Obrador G, G Curhan, J Forman, B Pereira, 2011. Screening for Chronic Kidney Disease. UpTo Date.
   Last updated June 1, 2011.
5 Miller, JA, H Angus, <date>. A Primer on Chronic Kidney Disease. Presentation, Ontario Renal Network.
6 Post, T, G Curhan, J Forman, B Rose, 2010. Ibid
7 Levey AS, Atkins R, Coresh J, et al, 2007. Chronic kidney disease as a global public health problem:
   approaches and initiatives - a position statement from Kidney Disease Improving
   Global Outcomes. Kidney Int. 72:247 as cited in Obrador et al. ibid.